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Accompagné de son homologue de Paris, Amadou Diallo, Abdourahmane Koїta, consul général du Sénégal à Bordeaux a présidé la finale de la septième édition du tournoi de football des jeunes Soninké de France, samedi 20 août, au stade Louis Lumière, dans le 20ème arrondissement de Paris. Pour M. Koїta, ce tournoi qui a réuni des jeunes originaires du Mali, de la Mauritanie, de la Gambie et du Sénégal, est la preuve «que le panafricanisme est une réalité». En guise de soutien à l’organisation de cette septième édition dont il est le parrain, Abdourahmane Koїta a donné une contribution financière 2500 euros. 

Diasporas.fr :quels sont vos sentiments par rapport à l’organisation de cette septième édition du tournoi de football des jeunes Soninké de France.

Abdourahmane Koїta : En tant que parrain de ce tournoi Soninkara édition 2016, je voudrais dire que ce qu’on a vu aujourd’hui, c’est la dimension du sport, la dimension de la jeunesse.  Mais il ne faut pas oublier  la dimension du vivre ensemble parce ce tournoi a enregistré la participation des équipes de  quatre pays (le Mali, la Mauritanie, la Gambie et le Sénégal). L’organisation d’un événement avec une telle mobilisation montre que le panafricanisme n’est pas une utopie, mais bien une réalité.

On parle souvent de l’intégration de nos communautés. Ce tournoi est la preuve qu’on doit aller ensemble. C’est la raison pour laquelle tout le monde doit soutenir des initiatives de ce genre. Et le meilleur soutien, c’est montrer aux organisateurs que ce qu’ils  sont en train de faire, ce n’est pas juste du sport. Pour moi, ils sont en train d’anticiper la résolution de nos futurs problèmes. Car chacun doit apporter sa contribution dans le vivre ensemble.

Les organisateurs ont lancé un appel aux autorités pour une aide à l’organisation du prochain tournoi…

Le soutien peut être multiforme. Il peut être financier, administratif etc. Il faudrait qu’on dépasse la simple représentation. Venir présider la cérémonie et ensuite passer à autre chose. Ma conception est qu’on doit regarder leurs projets, chercher des voix et moyens pour les concrétiser. Nous avons commencé à échanger là-dessus, j’en suis sûr et certain que dans les semaines à venir, on a voir à travers les différentes associations de la communauté Soninké, comment on peut mieux les aider. Parce que la meilleure stratégie est de les écouter d’abord.

Vous avez donné une contribution financière de 2500 euros en guise de soutien à l’organisation de ce tournoi, ce geste vous a valu beaucoup de remerciements de la part des organisateurs.

Ce n’est pas le plus important pour moi ! L’important, c’est de leur montrer que je suis originaire de la même localité qu’eux, de la même communauté qu’eux. Ce qui est important, c’est l’estime et la considération qu’ils ont pour moi. Ce n’est qu’un petit geste, le soutien que je voudrais vraiment apporter va au-delà de ce que je viens de faire. Je veux les aider dans des projets ; il y a beaucoup de structures au Sénégal et dans d’autres pays qui peuvent financer les activités des jeunes. Pourquoi ne pas inscrire leurs projets dans ces structures afin qu’ils puissent avoir un soutien beaucoup plus fort. Pour les trois journées du tournoi, ils ont loué le stade, cela coûte cher, c’est plus de deux mille euros. Si on peut les aider administrativement pour qu’ils puissent avoir gratuitement le stade ou que la location soit prise en charge par les autorités, ce serait formidable. Quand on parle de la territorialisation des politiques publiques, on doit soutenir ces genres d’initiatives. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, en tant que consul général du Sénégal à Bordeaux, j’ai fait le déplacement. Et je suis heureux aussi d’avoir le consul général du Sénégal à Paris à mes côtés. Cela montre  que les autorités accordent un intérêt particulier à ce que font les organisateurs du tournoi.

Recueillis par Cheikh Sidou SYLLA

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