Abdourahmane Koita, consul général du Sénégal à Bordeaux

Abdourahmane Koita, consul général du Sénégal à Bordeaux

«Se fondant sur les enseignements des deux grandes guerres, la commémoration de cette journée du Tirailleur devrait nous inciter à prôner la tolérance et l’acceptation de la différence de l’autre, pour un ‘meilleur vivre ensemble’ », a plaidé le consul général du Sénégal à Bordeaux, mardi 23 août, à la cérémonie d’hommage aux Tirailleurs sénégalais à la Nécropole de Natus, dans la commune de La Teste de Buch, en Gironde. Pour Abdourahmane Koïta, « notre devoir est de promouvoir le dialogue entre les civilisations et de combattre la haine raciale, le mépris culturel, et l’intolérance religieuse ».
Abdourahmane Koïta, un consul très sollicité! Après avoir parrainé le tournoi de football des jeunes Soninké de France, la semaine dernière, à Paris, il était dans la commune de La Teste de Buch, mardi 23 août,  pour les besoins de la  cérémonie commémorative d’hommage aux Tirailleurs sénégalais à la Nécropole de Natus. Dans son discours, Abdourahmane Koïta a salué « la belle initiative des plus Hautes Autorités Sénégalaises qui avaient pris en 2004 la décision de dédier cette journée à ces vaillants Soldats africains pour commémorer leur rôle et leur sacrifice en combattant pour la France durant les deux Guerres Mondiales».
Il a aussi rappelé qu’une place du Tirailleur sénégalais avait été construite sur l’ancienne place de la Gare, à Dakar et inaugurée à l’occasion de la première commémoration, en présence de quatre chefs d’Etat africains.
« La stèle de bronze, Demba et Dupont, qui représente un tirailleur sénégalais aux côtés d’un Soldat français, dressée sur ce lieu mythique de la capitale sénégalaise, symbolise un nécessaire devoir de mémoire, d’une part mais s’inscrit également dans le désir collectif de la construction d’un monde de paix où règnent l’harmonie, l’acceptation de la différence de l’autre dans le respect des valeurs communes, d’autre part, a souligné le consul général du Sénégal à Bordeaux.
Un monde de paix devrait être également le rempart et la base des actions de tout un chacun, en vue du renforcement et de la consolidation du dialogue entre les peuples et les cultures. Continuons à défendre un monde basé sur le droit, respectueux des libertés et dans lequel la dignité de tous est garantie, a ajouté Docteur Abdourahmane Koïta.
Se fondant sur les enseignements des deux grandes guerres, la commémoration de cette journée du Tirailleur devrait nous inciter à prôner la tolérance et l’acceptation de la différence de l’autre, pour un « meilleur vivre ensemble », a plaidé le consul.
siAbdourahmane Koïta s’est dit convaincu de la nécessité « d’articuler le bien commun à notre communauté de destin désormais planétaire, pour un vivre ensemble non pas malgré nos différences, mais avec la richesse de nos différences ».
« Ainsi, notre devoir est de promouvoir le dialogue entre les civilisations et de combattre la haine raciale, le mépris culturel, et l’intolérance religieuse.
Les récents évènements liés au terrorisme intervenus en France, en Europe et en Afrique ces dix huit derniers mois, et rendus aigus par un certain fanatisme, nous ont révélé que l’humanité traverse une phase critique de son histoire, où le dialogue et la tolérance devraient être érigés en option stratégique pour faire face à ces défis majeurs du moment, a souligné le consul général du Sénégal à Bordeaux..
Il a ajouté que cette Journée du Tirailleur devrait permettre à tout un chacun « de prendre conscience que l’histoire des Africains est étroitement liée à celle des Français pour lesquels des fils du continent, du Maghreb à l’Afrique noire, loin de leur terre, souffrant de froid, insuffisamment nourris et habillés, dépourvus de médicaments adaptés à leur pathologie, sujets aux maladies pulmonaires, se sont engagés avec détermination, courage et n’ont cessé de combattre pour la liberté de la France ».
A cet effet, M. Koïta a rendu hommage à tous les Tirailleurs sénégalais qui, loin des leurs, de leurs familles, considérés comme vaillants et farouches soldats, ont fait face avec bravoure et loyauté, à la force ennemie.
« Nous devons comprendre que l’histoire des Tirailleurs sénégalais est la nôtre, car ils ont fait couler leur sang sur le territoire français pour le maintien de son intégrité et de sa liberté.
Pour rappel, les Tirailleurs sénégalais, à travers leur 6ème Régiment, à l’issue d’une bataille épique, libéraient, le 23 Août 1944 la ville de TOULON. »
Pour le consul général du Sénégal à Bordeaux, ce rappel historique montre que la date du 23 août n’a pas été choisie au hasard par le Sénégal pour célébrer ses anciens combattants.
Elle permettrait, entre autres, de leur restituer la place qui leur revient de droit dans le passé de la France.
« Les mémoires de courage et de souffrances doivent continuer à vivre au-delà des commémorations, à vivre dans les lieux qui les incarnent.
C’est pourquoi, je voudrais me réjouir du projet de restauration de ce cimetière par les Conseillers Municipaux de La  Teste de Buch et d’Arcachon en perspective de la commémoration du centenaire de la Première guerre mondiale », a ajouté le consul.
sans-titreAbdourahmane Koïta a aussi transmis les salutations et les encouragements du président de la République, Macky Sall « pour tout ce qui a été fait par le Gouvernement français notamment l’identification des 946 Tirailleurs sénégalais dont les restes ont été enterrés dans ce cimetière ».
Rappelons que cet événement réunit chaque année une centaine de personnes (Français et Sénégalais). Le consulat général du Sénégal à Bordeaux est impliqué dans son organisation en collaboration avec l’UNC (Union Nationale des Combattants de France) et l’UTSF (Union des Travailleurs Sénégalais de France). L’année prochaine, le Consulat général du Sénégal à Bordeaux promet de s’impliquer davantage dans l’organisation de cet événement. Abdourahmane Koïta confie qu’il est en discussion avec le Maire de La Teste de Buch pour la restauration du cimetière en perspective de la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale.
Cheikh Sidou SYLLA

1 Réaction à “Abdourahmane Koïta: « notre devoir est de promouvoir le dialogue entre les civilisations et de combattre la haine raciale, le mépris culturel, et l’intolérance religieuse »”

  1. APR Secteur dit :

    Merci Docteur. Nous sommes fiers de toi !

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