adebayorEmmanuel Adebayor à l’OL ? C’est non. La nouvelle est tombée samedi, après un feuilleton de plusieurs jours et un «entretien d’embauche» passé par l’international togolais à Lyon. Dans l’entretien qu’il donne à L’Equipe, l’attaquant togolais explique d’abord s’être mis d’accord avec le club au sujet de sa venue dans le Rhône, mais qu’à son arrivée en provenance de Lomé, vendredi matin, l’entraîneur lyonnais Bruno Genesio lui a fait passé cet entretien un peu spécial. On lui a notamment demandé s’il était marié, s’il avait un enfant. «Quel est le rapport avec le terrain ?», s’étonne l’ancien d’Arsenal ou du Real.

L’argument de la CAN, «c’est du n’importe quoi !»

A la suite de ce rendez-vous, Adebayor s’endort «sans nouvelles». Et c’est par voie de presse qu’il apprendra la décision du club… Pour le Togolais, c’est probablement «la victoire en Ligue des champions contre Zagreb», plus tôt dans la semaine, qui a «changé la donne». Du côté de l’OL, deux raisons sont invoquées. D’abord, l’arrivée du jeune attaquant Jean-Philippe Mateta, en provenance de Châteauroux, dont le profil est similaire à celui d’Adebayor et dont «l’enthousiasme, répond parfaitement à la stratégie» du club. Ensuite, l’OL explique que la participation à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) d’Adebayor aurait pu «engendrer une absence d’un ou deux mois».
Un argument qui laisse un goût amer au principal concerné : «C’est du n’importe quoi ! (…) Ils savaient que j’allais disputer la CAN. L’OL a parlé à Claude Le Roy (sélectionneur du Togo, Ndlr) et les dirigeants n’ont jamais rien demandé de spécial. Ça n’a jamais été une condition quand on est tombés d’accord.» En définitive, il semblerait que le revirement lyonnais soit le fruit d’un désaccord entre Jean-Michel Aulas – qui souhaitait la venue du joueur – et Bruno Genesio qui a donc eu le dernier mot. Bruno Genesio qui aurait «peur de Florian Maurice» d’après Adebayor, qui va désormais rentrer au Togo et continuer de s’entraîner avec un préparateur physique. «Rien ne peut m’atteindre aujourd’hui, affirme le buteur de 32 ans, qui a frôlé la mort avec les autres joueurs de sa sélection nationale en 2010, lors d’une fusillade. Je vais passer à autre chose, mais ça a vraiment été une drôle d’histoire».
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