Changements climatiquesDepuis le début de l’année 2016, les records de températures s’enchaînent. La température moyenne devrait être supérieure de 1,2° Celsius à ce qu’elle était à l’époque pré-industrielle, selon la déclaration provisoire de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) ce 14 novembre. Le lien entre les phénomènes météorologiques extrêmes et le réchauffement de la planète paraît de plus en plus étroit, estime l’OMM.

Les anomalies climatiques se sont ainsi succédé un peu partout sur la planète, inondations, vagues de chaleur ou encore ouragans meurtriers tel l’ouragan Matthew provoquant une véritable catastrophe humanitaire à Haïti en octobre dernier. En 2015, année qui détenait déjà le record de l’année la plus chaude jamais enregistrée, le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait recensé 14,7 millions de déplacés dans 113 pays en raison de catastrophes d’origine météorologique.

Selon l’Accord de Paris, adopté en 2015 lors de la COP21, les émissions de gaz à effet de serre doivent baisser de 0,9% par an jusqu’en 2030, afin de limiter à moins de 2 degrés la hausse moyenne des températures par rapport au niveau pré-industriel.
Des progrès qui doivent être réalisés par l’ensemble des pays qui ont ratifié cet accord.

Ces dernières années les niveaux de gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère ont atteint des niveaux record. Selon les relevés du Global Carbon Project, basés sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2), en 2014 les principaux responsables ont été la Chine (27 % du total mondial ), les États-Unis (15% du total mondial), l’Union européenne (10 % du total mondial ) et l’Inde (7 % du total mondial ).

Compte tenu de sa démographie, la Chine n’est pas le pays où les émissions de CO2 par personne sont les plus élevées. En 2014, un Chinois a émis 7,1 tonnes de CO2, un chiffre bien inférieur aux émissions d’une personne vivant aux Etats-Unis (17 tonnes de CO2), au Canada (16 tonnes de CO2) ou en Arabie saoudite (19 tonnes de CO2).

L’Indice mondial des risques climatiques publié par l’ONG allemande GermanWatch, vise à classer les pays les plus touchés par les événements climatiques extrêmes selon quatre critères : le nombre de décès, le nombre de décès pour 100 000 habitants, les pertes de pouvoir d’achat et les pertes par unité du Produit intérieur brut (PIB).

Avec RFI

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