IMG_5794Le terrain de football de Mlomp, dans le département d’Oussouye, a connu une forte  mobilisation à l’occasion de la finale départementale du championnat populaire qui a eu lieu le lundi. Des milliers de supporters et de passionnés du ballon rond ont pris d’assaut ce terrain pour suivre cette finale. Comme c’est souvent le cas, à l’occasion des grands événements, dans le Kassa, ça chantait et dansait partout.

IMG_5775La finale mettait aux prises l’Acs. Kuba de Mlomp à l’Asc. Cap-Skring. A l’arrivée, c’est l’Asc. Cap-Skring qui a remporté la coupe en battant Kuba par deux buts à un. Pourtant, c’est Kuba qui a ouvert la marque à la 26e minute de la première mi-temps et menait à la pause par un but à zéro. Mais l’Asc. Cap-Skrng qui ne s’avère jamais vaincue, à l’occasion des grandes finales, va prendre le jeu à son compte dés l’entame de la deuxième mi-temps verra ses efforts récompensés à la 78e minute de la partie suite à un malentendu entre les défenseurs de Kuba et leur portier. Et à quelques minutes de la fin, alors que tout laissait penser qu’on va vers une prolongation, les joueurs venus du site balnéaire vont aggraver la marque sur un mouvement collectif ponctué par un coup de tête qui va se loger dans le petit filet.

IMG_5777Des cadeaux, il y en a eu à l’occasion de cette finale, la table des trophées était très garnie. Ismaïla Dallo, le directeur du domaine agricole communautaire ((DAC) de Sédhiou, le parrain de la finale a mis la main à la poche. Il y avait quatre trophées, quatre jeux de maillots, quatre ballons et une enveloppe de 500 000f, destinés aux équipes finalistes. Il a également octroyé 15 bourses d’études dont 10 pour les vainqueurs et 5 pour les vaincus, ce qui est une première à Oussouye et même en Casamance.

IMG_5783Cette finale a été également marquée par une forte présence de responsables  politiques du département parmi lesquels le député Aimé Assine, le conseiller du Haut conseil économique et environnemental, Kana Diallo, les maires de Diembéring, de Mlomp et de Oukoutt.

IMG_5789S’adressant aux jeunes du département, à l’issue de cette finale, le parrain a lancé un vibrant appel pour l’union de tous les fils d’Oussouye pour le développement du département.

‘’Nous avons l’espoir que c’est un nouveau départ pour le développement d’Oussouye parce que sans l’union, il n’y a pas de développement. Je crois fermement que le sport peut servir de palliatif pour développer un département. Oussouye est le département le plus riche du Sénégal, nous avons toutes sortes de ressources’’, a indiqué Ismaïla Diallo qui a beaucoup insisté pour que le département d’Oussouye continue a enregistré de bons résultats scolaires et pour l’émergence des activités économiques dans le département.

‘’Ce qui m’intéresse le plus aujourd’hui, c’est de consolider les résultats scolaires que nous avons eus jusqu’ici et sur le plan socio-économique, renforcer de plus en plus l’existant, je pense que Cap-Skring et Elenkine sont des pôles intéressants tout comme Youtou en matière d’agro-écologique. Donc ce que nous recherchons aujourd’hui, c’est de pouvoir créer les bonnes conditions pour permettre à ces pôles de développement d’émerger et jouer un rôle de premier plan dans le développement de la Casamance’’, relève t-il avant d’expliquer le sens des bourses qu’il a octroyées.

‘’L’Asc est un vecteur de développement dans un quartier. De plus en plus, on sent que les Asc commencent à s’écarter de l’objectif principal qui consiste à animer les quartiers et les villages mais également d’encadrer aussi leurs jeunes frères dans l’éducation. Maintenant en les octroyant des bourses, ils feront attention parce que c’est des jeunes qui vont aller à Ziguinchor ou à Dakar pour faire des formations professionnelles, en retour ils ont le devoir d’encadrer leurs jeunes frères. Donc c’est une manière de les motiver, de pousser les Asc à devenir des structures de développement dans leurs quartiers’’.

Il a plaidé également pour que les autorités étatiques pensent à Oussouye quand il s’agit d’investir pour des infrastructures.

 ‘’Le problème d’infrastructures sportives se pose partout dans les pays sous-développés, une seule infrastructure coûte plus de 200 millions de francs et nos communes n’ont pas les moyens, les autorités, au niveau national, doivent accompagner les départements les plus démunis pour leur permettre d’avoir des infrastructures. Il s’agit de subventionner une moitié et que l’autre moitié soit prise en charge par les collectivités locales. Mais c’est évident que nos collectivités locales, à elles seules, ne peuvent pas avoir des infrastructures et nous avons aujourd’hui, au niveau du département d’Oussouye des champions. En matière de lutte féminin, nous avons des championnes nationales et d’Afrique et nous n’avons pas d’arène. En  judo, il y a un potentiel énorme ici. Donc, à ce niveau, il y a beaucoup de choses à faire, l’essentiel est qu’ensemble on mène une réflexion pour faciliter au gouvernement de faire le choix pour les investissements en matière d’infrastructures’’.

Mamadou Alpha Diallo (Diasporas.fr)

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