decesEntre 2014 et 2015, le nombre de décès en France a augmenté de 6,1%, avec 594.000 personnes décédées en France en 2015, soit 34.000 de plus qu’en 2014. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis l’après-guerre.

« Deux explications se conjuguent », explique l’Insee : « La première est liée à la structure de la population française, la seconde à des évènements conjoncturels. » Côté structure, les baby-boomers , nombreux, atteignent aujourd’hui l' »âge où l’on meurt le plus », soit plus de 65 ans, pour reprendre la terminologie de l’Insee. Jusqu’au début des années 2000, la génération « creuse » – née entre les années 1915 et 1919, période de faible natalité – représentait le plus gros des décès, expliquant une réduction du nombre de décès à l’époque.

Côté conjoncturel, une épidémie de grippe importante est survenue entre mi-janvier et mi-mars 2015, à laquelle se sont ajoutés plusieurs épisodes de canicule en juillet et août.
Plus de décès en hiver
Les chiffres de 2015 font aussi apparaître une concentration des décès en hiver. « Comme chaque année, la répartition mensuelle des décès prend la forme d’une courbe en ‘U’, car on meurt plus en hiver qu’en été », explique l’Insee. L’année 2015 se différencie puisque le pic de décès des mois de janvier à mars a été particulièrement important par rapport à d’autres années récentes.
La période hivernale enregistre aussi plus de décès de personnes âgées. Quelque 1.610 personnes de plus de 65 ans sont décédées en moyenne chaque jour sur les trois premiers mois de l’année (1.755 pour le seul mois de février).
Les saisons n’expliquent néanmoins pas tout. En 2015, la saisonnalité des décès est moins marquée qu’après-guerre. « Les décès tendent à se répartir plus régulièrement tout au long de l’année », analyse l’Insee. Ainsi, le nombre de décès estivaux a augmenté depuis l’après-guerre, avec notamment le pic de 2003, du fait de la canicule exceptionnelle qu’a connue le pays cette année-là.
Ces chiffres sont à mettre en écho avec le nombre de naissances la même année. Face aux 594.000 décès, on a compté 800.000 naissances. La fécondité française se maintient à un niveau élevé par rapport aux autres pays européens, même si le taux de natalité est passé sous la barre des 2 enfants par femmes, à 1,96.
lesechos.fr

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