farba-senghorIl avait promis de ne pas répondre aux questions des enquêteurs avant d’aller répondre à la convocation. Il l’a fait. Le chargé de la propagande du Pds qui était hier devant les enquêteurs de la Section recherche de la gendarmerie de Colobane, s’est emmuré dans un silence étonnant, se réfugiant derrière son «privilège de juridiction». Tout juste a-t-il consenti, selon ses dires, à décliner son identité et sa situation matrimoniale.

C’est aux environs de 10 heures que le chef de la propagande du Pds est passé devant les enquêteurs de la Section recherche de la gendarmerie de Colobane. Arrivé vers les coups de 9 heures, Farba Senghor ne sortira de la caserne Samba Diery Diallo que vers les coups de 18 heures 40 minutes. A sa sortie, l’ancien ministre de Wade ne s’est pas fait prier pour livrer le contenu de son audition à la presse. Et c’est pour souligner qu’il n’a donné aucune explication aux gendarmes enquêteurs sur son semblant de  «patrimoine».

Il explique cette attitude par son «privilège de juridiction». «Plusieurs interrogations m’ont été posées par les enquêteurs, mais j’ai campé sur ma position parce que je rejette la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), le procureur spécial et toutes les procédures y afférentes. Je considère que je dois jouir d’un privilège de juridiction. J’ai dit aux enquêteurs qu’au-delà des questions sur mon état civil et ma situation matrimoniale, je ne répondrai à aucune question», explique Farba Senghor devant les journalistes. Pis, le chargé de la propagande du Pds souligne : «J’ai répondu à certaines questions mais à plusieurs reprises,  je me suis braqué à me référant à l’article 101 à la Constitution qui me confère un privilège de juridiction».

Sans pour autant entrer dans les détails, Farba Senghor soutient : «J’ai répondu à leurs questions en les renvoyant à des articles de la Constitution à la convention de Mérida, à la Convention des Nations Unies sur la corruption qui définit  bien ces différents délits et sur la Charte africaine des droits de l’Homme parce que ces instances sont toutes en contradiction avec la définition qui est donnée aux délits instantanés». Et l’ancien ministre sous Wade d’enfoncer le clou : «Les enquêteurs de la Section recherche de la gendarmerie étaient gênés de n’avoir eu aucun résultat».  «Ils m’ont posé des questions sur mon patrimoine, je leur ai souligné que si les instructions viennent du procureur général et du doyen des juges, je serais prêt à répondre. La juridiction à laquelle je devrais être soumis est la Haute cour de justice, j’attends alors d’être convoqué devant cette juridiction», a également souligné le chargé  de la propagande du Pds.

Dans la même dynamique, l’ancien ministre ajoute : «Ils ont dit qu’ils vont écrire le rapport et vont me re-convoquer. Ils m’ont même demandé des renseignements (les filiations de mes enfants…)». L’audition qui a eu pour cadre la section de recherche de la gendarmerie a vu la présence des militants et responsables du Pds. Venus en nombre, ils ont envahi les alentours de la Caserne Samba Diery Diallo sous la vigilance des forces de l’ordre, éparpillées un peu partout. Les membres du Comité directeur du Pds n’ont   pas été en reste. Outre la présence du coordonnateur, Omar Sarr, les responsables Modou Diagne Fada, Me El Hadj Amadou Sall, Bakhao Diongue, Babacar Gaye et autres responsables ont effectué le déplacement pour prêter main forte à leur camarade de parti.

WALF

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